CARNET DE VOYAGE: UN PETIT TOUR À DABOU

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C’est sous un matin ensoleillé du mardi 21 novembre que nous avons pris la route pour Dabou, dans le but d’effectuer un voyage qui avait été reporté à plusieurs reprises pour des raisons indépendantes de notre volonté. Nous ne nous attendions certainement pas à être autant bénis par une forte pluie dès notre arrivée à Dabou, car le soleil avait été notre compagnon de route durant tout le trajet.

La ville de Dabou est située au bord de la lagune Ebrié à 49 km à l’ouest d’Abidjan, et fait partie de la région des Lagunes. Le Département de Dabou est limité au Nord par le Département d’Agboville, au Sud par celui de Jacqueville, à l’Est par le District d’Abidjan et à l’Ouest par le Département de Grand-Lahou.

La population est constituée d’autochtones Adjoukrou et Abidji vivant en bonne intelligence avec les allogènes et les ressortissants de pays africains, européens et asiatiques. La commune de Dabou est subdivisée en plusieurs quartiers dont : Méréville (cité résidentielle), la cité Caïman, le quartier Bastos, le quartier Rôde, le quartier Tchotchoraf, l’ancien quartier, le Plateau etc.

Nous y étions parce que notre amie et sœur EGNY Colette, membre de l’association Les Amis Bénis de l’Aventure 97 (Laba-97), avait perdu sa mère le jour même de la fête des mères. N’ayant pu être à ses côtés durant les obsèques, il était nécessaire d’aller lui dire notre yako après coup. Partis d’Adjamé (Abidjan) à 9 h 30 min ce mardi 21 novembre, nous étions à Dabou à 11 h 26.

Au passage, vers la sortie de Yopougon, mon frère Djandué attire mon attention sur le nom d’un hôtel : « Kavotchiva« , qui signifie en Gouro « restons ensemble », « restons unis ».

A bord du mini car Renault de 32 places qui fonçait tout droit vers Dabou, nous avons passé une bonne partie du trajet à écouter un vendeur de médicaments de l’ONG Santé. Ce jeune homme avait la bouche si « sucrée » qu’il nous aurait ruinés s’il n’était pas descendu plus tôt, au niveau du carrefour Jacqueville.

attoungblan.net carnet de voyage 25 dabou

A notre descente, il fallait nous restaurer pour avoir la force d’affronter la journée, chacun étant sorti ce matin de chez lui sans prendre le petit déjeuner. Notre choix se porte sur le maquis Lokihy situé à quelques mètres du carrefour marché, en bordure de la route qui mène tout droit à Sikensi. Comme si nous faisions un avec le temps, la forte pluie qui avait commencé lorsque nous mangions s’arrêta tout juste après notre repas ; nous pouvions donc calmement poursuivre notre mission.

Il était 13 h 27 min quand Colette nous rejoint au carrefour marché où nous l’attendions depuis quelques minutes. Professeur d’Espagnol dans un établissement privé de la localité (le Collège Catholique Mgr René Kouassi), et mardi étant un jour ouvrable, elle avait cours dans la matinée. Les retrouvailles furent chaleureuses.

En allant ensemble chez elle, l’idée nous vient de faire un tour à Gbougbô Brêkê. Colette nous avait raconté lors d’un premier voyage que c’était le village de l’artiste Anselme Sémi et, depuis, nous étions curieux de le visiter.

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Nous dépassons donc le quartier Caïman où elle réside et continuons tout droit vers ce village situé en bordure de la lagune Ebrié. Quelques minutes de route et nous voilà à Gbougbô Brêkê. Nous avons pu voir au passage l’école primaire publique du village, deux rues bien tracées, quelques cours bien fleuries, mais aussi des maisons vétustes, comme dans tous nos villages.

Mais nous voulions voir la lagune de plus près malgré la réticence de Topé Michelle, la seule dame de notre délégation. « On vous donne dix minutes », nous lança-t-elle finalement en cherchant un endroit pour nous attendre avec Colette. En descendant vers la lagune, un petit chieur nu au trois quarts nous fait comprendre pourquoi la rue que nous parcourions avait l’odeur que vous pouvez deviner. Une bananeraie, un champ d’hévéa puis, à quelques 500 mètres la lagune Ebrié dans toute sa splendeur : calme, douce.

On ne fait pas attendre les dames, il fallait remonter. Nous retrouvons Michelle et Colette et un véhicule de transport de 14 places nous ramène de Gbougbô Brêkê au Quartier Caïman. Il était 13 h 40 min. Depuis la côte, on pouvait voir les restes du Fort de Dabou.

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Pour l’histoire, C‘est après un premier contact entre le capitaine de vaisseau Edouard et Bouet Willaumez et suite à la reconnaissance de la suzeraineté française par les chefs de Débrimou (chefs de Dabou), en 1842, que le capitaine Faidherbe et le commandant Le Fer de la motte signent, le 10 février 1843, un traité en rade de Dabou avec le chef de la confédération de Débrimou. La même année, Faidherbe construit le fort de Dabou en bordure de la lagune Ebrié en vue de son contrôle.

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A 14 h 06 min, nous sommes enfin au domicile de notre amie. Le temps de partager quelques jus de fruit, et place aux civilités. Nous étions là l’an dernier dans les mêmes conditions ; Colette avait alors perdu son père. Originaire de Toukouzou Ozalem (Grand-Lahou), elle vit et travaille à Dabou depuis 2008. Après quelques minutes d’échange, et le rituel du yako terminé, nous demandons la route pour le retour. Faisant à pieds le chemin du Quartier Caïman à la gare, nous avons pu apprécier successivement l’Epp Soghephia, la première école de Dabou, le carrefour des lycées Akpa Niagne et Leboutou.

En 2006 j’avais participé à un camp de Jeunesse en mission au Lycée Leboutou avec les missionnaires Alma du Mexique, Mme Yah Enalba, Sonia de Colombie et M. Yah Francis. Que de souvenirs laissés par les moustiques intrépides qui nous avaient fait la fête pendant trois jours!

Nous faisons aussi un tour à l’école primaire qui porte le nom de Philippe Yacé, ancien compagnon de Félix Houphouët-Boigny, école située non loin de l’Epp Soghephia.

Nous passons par le jardin public où je prends quelques photos avant de sauter dans un mini-car climatisé grâce auquel nous avons été épargnés de la chaleur suffocante dans un embouteillage de presque deux heures au niveau de Gesco.

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De nombreux maquis, qui nous avaient souhaité l’Akwaba en arrivant, nous disaient maintenant « Au revoir » : Chez Chocho, Nouvelle version, Le repère, Le littoral, Le palais, La bâche bleue, Le selfie, Les cases blanches, Le tire-bouchon, Messe des chocos, Maquis zanzibar, Le bambou, etc. Finalement, nous arrivons à Adjamé à 17 h 57 min et chacun prend le chemin de son domicile pour le bonheur des siens.

Par Kouadjokpli

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