BONS PETITS D’HIER ET BONS TEXTOS D’AUJOURD’HUI

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La distanciation sociale était déjà une réalité avant l’irruption du coronavirus dans nos vies. Tout comme on connaissait les masques sanitaires avant cette pandémie. La seule nouveauté avec le Covid-19 c’est qu’il donne plus de visibilité au second en la mettant désormais sur la place publique, pendant que la distanciation sociale est maintenant évaluée en mètres.

Depuis qu’à la faveur de la révolution industrielle les machines ont commencé à remplacer les humains à des postes de travail, la distance entre les personnes a aussi commencé à faire son bonhomme de chemin. La révolution technologique du début du siècle avec l’avènement des technologies de l’information et de la communication n’a pas arrangé les choses. Les téléphones androïdes connectables à internet ont fait qu’il est désormais plus facile d’être avec des gens sans être avec eux, la proximité physique étant vite annulée par l’absence de l’esprit dans le corps.

En Côte d’Ivoire, dans le domaine du «pointage», les bons petits d’hier se sont vu ainsi voler la vedette par les textos ou SMS. Jusque dans les années 1990, en effet, pour draguer une fille, les aînés envoyaient les cadets l’appeler. Aujourd’hui, un texto ou un appel téléphonique suffit. Il a en plus l’avantage d’être plus discret, plus rapide et plus efficace.

Or, malgré ces avantages, chaque fois qu’on n’a plus besoin des personnes pour faire des choses, les relations humaines s’en ressentent. Chacun s’installe alors dans le confort de son égoïsme et un sentiment de toute-puissance naît dans son cœur qui lui monte progressivement à la tête. Les individualités s’affirment et se confirment au détriment des collectivités, le tissu social s’effiloche.

Par Dr. Paul-Bathesty DROMBÉ

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