AU NOM DE LA SOUVERAINETÉ !

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La nouvelle CEI est déjà prête, selon le gouvernement. Il a déposé la composition de cette structure de grande importance devant le parlement pour approbation, sans avoir obtenu le consensus essentiel, nécessaire au bon fonctionnement de cet organe qui est la pièce maîtresse de l’organisation des élections publiques en côte d’ivoire. Il faut signaler que l’État ivoirien a reconnu devant la commission africaine des droits de l’homme, la nécessité de restructurer cet organe. Ladite commission a donné un canevas général dans lequel doit fonctionner une telle structure. Aujourd’hui tout porte à croire que ces recommandations n’ont pas été totalement respectées. L’opposition et un grand nombre d’organisations de la société civile contestent la composition de la CEI revue et corrigée. Le gouvernement, de son côté, estime avoir fait l’essentiel pour rendre la structure consensuelle. Il évoque la souveraineté de notre pays, pour justifier la non prise en compte de certains éléments recommandés par la commission africaine.

De quelle souveraineté s’agit-il ? Notre souveraineté nous la connaissons. Nous savons tous ce qu’elle vaut quand nos différentes intransigeances nous conduisent à un conflit armé meurtrier. Nous savons le poids de notre souveraineté nationale face à la machine de la communauté internationale. Ce que nous vivons depuis 1999 devrait nous interpeller et nous permettre de faire une bonne lecture de ce qui est bien pour nous et pour la stabilité de notre pays. Les nombreux dégâts matériels et les milliers de pertes en vies humaines, devraient nous assagir et nous conduire à la mesure.

CÔTE D’IVOIRE : LA CEI ET LE BAL DES PETITS ESPRITS

Quel est le rôle premier d’un gouvernement de la république ? À mon sens c’est la recherche et la garantie de la paix, de la cohésion sociale, de la stabilité économique pour réaliser au moins le bien-être de la population, à défaut du bonheur auquel toute société humaine aspire. La CEI telle que présentée nous garantit-elle cela ? Il n’y a aucune raison qui puisse justifier un acte officiel de l’État, s’il ne garantit la paix sociale. Les différentes justifications qu’on brandit aujourd’hui ne vaudront rien lorsque notre entêtement nous conduira au chaos. Les exemples sont encore présents et vivaces dans notre esprit. 2020 n’est pas la fin de l’État de Côte d’ivoire pour que celui qui y perd les élections soit condamné à ne plus revenir au pouvoir d’État.

Entrons en nous pour mesurer l’impact de la CEI dans notre vie, et agir ensuite en connaissance de cause. Nous sommes tous filles et fils de ce pays. De ce simple fait, personne ne l’aime plus que les autres. Il faut donc rompre avec cette sorte d’omerta sur la gestion du pouvoir d’État afin qu’elle soit une simple administration de la chose publique et non un moyen d’affirmer sa suprématie sur les autres citoyens. Ceux qui sont au pouvoir, et ceux qui aspirent à y être, doivent avoir en esprit leur responsabilité dans la vie de millions de personnes, et non leur responsabilité dans la gestion des intérêts de la minorité partisane qui les suit et les encense, quoi qu’ils fassent.

Pour clore mes propos, je dirai que la SOUVERAINETÉ NATIONALE qu’on évoque à tous bouts de champ, n’aura de sens que si nous arrivons à régler sagement nos problèmes entre nous, sans que l’extérieur n’y intervienne. Et cela commence par le fait de trouver un consensus autour de l’organe qui va organiser et arbitrer les élections générales de 2020.

Par Irié BOLIBI, Le Prince de Laboll

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