ASPHYXIE ARTÉRIELLE DE MOH N’ZI

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L’importance de la route dans le développement socio-économique d’une région s’observe sur deux échelles : les routes urbaines et les routes rurales. Les premières cités ont une importance capitale : réduction du coût de la vie, diminution des accidents de la route et fluidité des activités économiques ; les routes rurales permettent de désenclaver les zones de production en améliorant l’écoulement des marchandises vers les villes, ce qui réduit les coûts de transport, améliore l’accessibilité aux services de base (services de santé, les écoles), et l’accès aux marchés des produits agricoles. Un réseau routier bien construit et bien entretenu est donc essentiel à la croissance économique et à la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement. Un mauvais réseau routier ou un manque de routes à un effet néfaste sur l’activité économique et les conditions de vie des populations. Aussi, un réseau routier mal entretenu, entraîne une augmentation du coût de transport qui conduit à son tour à l’augmentation des prix des produits alimentaires. Ce dernier est source d’inflation qui a pour conséquence la diminution du pouvoir d’achat des populations. Il est donc certain qu’investir dans les routes pourrait avoir un impact positif sur les conditions de vie des populations. Qu’en est-il de la région de Moh N’zi ?

Asphyxie routière et étouffement économique de Moh N’zi

La route précède-t-elle réellement le développement ? Pourquoi l’État de Côte d’Ivoire refuse-t-elle de reconstruire nos routes ? Pourquoi la dégradation avancée du réseau routier de Moh N’zi ne dit rien au pouvoir actuel? Sommes-nous en train de subir les effets pervers d’une arnaque en plein 21è siècle ? Voici autant de questions qui mettent en exergue, l’attitude malsaine de nos politiques en général et plus spécifiquement celui du natif devenu premier citoyen de notre pays. Pourtant ce dernier n’a pas hésité un instant à survoler la misère de ces mêmes populations pour atterrir sur une place aménagée à l’entrée de Bokpli au moment du lancement de sa campagne présidentielle, promettant monts et merveilles devant une foule qui a beaucoup appris d’une alliance aux couleurs du rattrapage ethnique.

attoungblan.net Asphyxie routière et économique de Moh N’zi

Pour celui qui a suivi les événements politiques depuis les années du miracle économique, délaisser Moh N’zi à ce point représente un reniement pur et simple. Un reniement qui s’apparente fort étrangement à celui de Saint Pierre quand on sait que la place actuelle que le fauteuil présidentiel qu’il occupe actuellement est une grâce particulière que lui a accordé la première fille de Moh N’zi, N’djé kpômi. Prouver juridiquement qu’on est Ivoirien, né sur les terres de N’djé kpômi après mille et un ballets politico-juridiques devait se concrétiser dans les faits. Depuis son trône où il nous observe depuis la nuit des temps, Dieu assista à ce ballet juridique avec son éternel sourire, connaissant bien sûr la fin du film. Il faut vraiment être fort mentalement pour délaisser, et mieux, renier sa ville de naissance. Pourtant, Saint Pierre avait couru dans les bras de Moh N’zi, et a même eu du mal à obtenir « ce petit papier », comme le disait l’ex-ministre technocrate de la stratégie électorale, Émile Constant BOMBET afin d’avoir le droit d’accès au fauteuil présidentiel. Le degré de gaousie des enfants de Moh N’zi à cette époque avait tellement atteint son paroxysme qu’elle s’était laissée berner avant de se laisser rattraper par la lucidité lors des dernières législatives. D’ailleurs, n’est-ce pas parce qu’elle est doublement gaou que les enfants de Moh N’zi tombent toujours dans le piège infernal des promesses mensongères de campagnes, comme le disait Magic Système : « On dit premier gaou n’est pas gaou oh ; c’est deuxième gaou qui est niata oh ah » ? (Magic Système, 2000)

A ce jour, toutes les artères et veines de Moh N’zi, peut-on dire, ont un problème de circulation sanguine. Dans la quasi-totalité des régions en effet, des infrastructures routières sont en train d’être réalisées ou en voie de l’être. On sent donc une volonté politique manifeste de travailler au renforcement du désenclavement de Moh N’zi naguère pourvoyeuse du miracle économique de notre pays. Tout comme le partage de dame Afrique, la politique est venue diviser la famille de Moh N’zi, avec le départ de ses vaillantes filles que sont, dames Bongouanou, Arrah, M’Batto, Daoukro et M’Bahiakro ; ce démembrement confirme le complot politique et les règlements de compte interminables. Est-ce parce que certains caciques se sont opposés à Saint Pierre actuellement premier responsable du navire ivoire que les travaux de réalisation de la voie qui relie N’djé Kplômi et Bokpli s’étaient arrêtés juste dans le village du Président du Conseil Régional actuel, au niveau même de sa résidence ?

Mais dans le même temps, il sied d’ouvrir l’œil et le bon, sur un certain nombre de tares qui, si on n’y prend garde, risquent de compromettre le choix politique des populations de cette région quant aux futures échéances électorales dont le ton avait déjà été donné lors des législatives de décembre 2016. Le point culminant de ces défectuosités physiques de nos routes a été amorcé après le coup d’État de 1999 qui a vu toutes les haines endormies se réveiller pour accuser Moh N’zi et ses sœurs de tous les péchés d’Israël. A l’origine de ce triste constat, l’on peut pointer du doigt les accointances criminelles des règlements de compte politique.

Tronçon Dimbokro-Bocanda : bitumage et faux espoirs

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Longue de 55 kilomètres, le tronçon N’djé Kplômi-Bokpli, fille aîné et cadette de Moh N’zi se parcourait entre 30 et 40 mn. Actuellement, le temps mis pour joindre les deux villes est de 2 heures tellement la route est abîmée. De sa situation d’acteur principal du miracle économique dans les années 1970, cette situation représente une chute dans les profondeurs de l’abîme, un cauchemar pour les enfants de Moh N’zi dont N’djé Kplômi, Bokpli Gnah Kouassi. Le manque d’entretien du tronçon N’djé Kplômi-frontière de Bokpli qui incombait au défunt Conseil général sous N’zi Paul David (plus abonné aux injures publiques que la réalisation de projets pour lesquels il avait été élu), la surexploitation de la voie par les grumiers, l’humidité comme conséquence de l’envahissement de la route par les herbes, tout cela a contribué à détruire cette belle voie qui faisait rêver tous les automobilistes qui l’empruntaient. Même si Saint Pierre, abonné à la démagogie, à l’esprit revanchard, a renié sa mère génitrice, N’djé Kplômi, que font les autres descendants de cette bonne et gracieuse dame dont le poids de l’âge, les frustrations, les coups de la vie ont rendue si malade ?

Même si Saint Pierre qui ruminait vengeance et promoteur du rattrapage ethnique a vite fait de renier sa mère génitrice pour mettre en pratique son projet cynique, que font les petits enfants de Moh N’zi?

Tronçon N’djé Kplômi -Toh mi di : Nzassa srah

Le tronçon Dimbokro-Toumodi, longue de 40,6 kilomètres et qui avait été bien bitumé sous la première république est devenu une route Nzassa, tellement les entreprises toclo toclo sont passées par là, le raccommodant comme des tailleurs amateurs : soudages par endroits, trous béants laissés exprès comme ces informaticiens qui créent toujours une faille dans le système pour avoir constamment la main mise sur les deniers publics ; tout ça, à la sueur du front des pauvres contribuables ivoiriens. Le constat fait lors de nos différentes missions sur le terrain, c’est que ces entreprises prennent le soin de laisser des trous pour continuer à sucer, comme la sangsue, l’État. En effet, les entreprises qui ont la responsabilité de construire et/ou réparer nos routes, le font avec une telle légèreté que celles-ci commencent à se dégrader avant même d’être réceptionnées officiellement. Et quand on pense que tout au long de leur réalisation, des équipes de contrôle techniques ont été associées, il y a de quoi y perdre son latin. De deux choses l’une :

soit les agents qui ont assuré le contrôle technique sont incompétents au point qu’ils ignorent les rudiments de leur métier, soit on leur mouille la barbe de sorte à ce qu’ils ferment hermétiquement les yeux pour ne pas voir les mauvaises pratiques des entreprises.

Les infrastructures routières réalisées dans ces conditions, constituent une véritable entrave au développement de notre Moh N’zi bien aimée. On attend surement la veille des élections pour revenir assommer les fils, filles et petits enfants de dame N’zi avec les promesses électorales mirages.

Par Kouadjokpli

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