«AN LÉ TCHÊ WLÊ»: QUAND LES FEMMES GOURO VEULENT ÊTRE ROMANTIQUES

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Je suis en mode romantisme ces jours-ci. Je dirais même plus; je suis en mode érotisme. En passant par la «blessure sucrée» de Chocho et notre «chéri(e) coco», je me suis souvenu de cette expression très poétique que, enfant et adolescent dans mon Kononfla natal, j’entendais dans les conversations des jeunes femmes gouro.

Traduit d’abord mot à mot et de façon linéaire, «an lé tchê wlê» donne en français: «mon feu os». Jusque-là, rien de très romantique pour qui n’est pas Gouro. À un niveau plus élaboré, la métaphore peut se traduire par «ma tige de feu» ou, si vous préférez, «ma tige incandescente».

LES FEMMES ET LEUR ARME FATALE

En Côte d’Ivoire, on dit des Gouro, aussi bien les hommes que les femmes, qu’ils ont un tempérament de lapin. Heureusement qu’ils n’ont jamais été seuls sur ce front, chaque peuple de notre beau pays ayant en réalité son «cure-dent gouro». Comme on dit, tous les oiseaux mangent le mil mais un seul se fait appeler mange-mil à cause du zèle de ses ailes dans le champ de mil.

La métaphore «tchê wlê» («tige de feu») semble en être une petite manifestation dans la bouche des jeunes femmes gouro. D’autant, vous l’aurez compris, que la tige de feu renvoie au sexe masculin. Et, il est vrai, un phallus, un pénis en érection, c’est dur comme un os et chaud comme du pain. Les feux de l’amour partent aussi d’ici pour consumer les amoureux…

Par Dr. DJANDUÉ Bi Drombé

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