ALASSANE OUATTARA : DU LIBÉRALISME ÉCONOMIQUE AU CAPITALISME DE CONNIVENCE

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Le libéralisme économique dont se réclame mordicus le président Ouattara est à priori différent du capitalisme. On le sait. Ce système économique qui a tout de même de nombreux aspects positifs se caractérise par le libre-échange, la libre et saine concurrence. Le capitalisme, lui, se distingue par l’économie d’échelle avec comme objectif l’accumulation du capital. Il y a juste que le libéralisme économique, de nos jours, conduit au capitalisme. Et si ce capitalisme est mal compris et appliqué, il peut conduire au capitalisme de connivence.

Cette forme vicieuse du capitalisme consiste pour un chef d’État à octroyer, sous le fallacieux prétexte de l’ouverture du marché et de la libre concurrence, des marchés à ses proches avec ou sans appels d’offres, et subventionner dans certains cas leurs activités économiques avec l’argent public. C’est le cas en Côte d’Ivoire. Du moins, quand on se réfère à la pratique des affaires et à de nombreux rapports dont le plus récent est celui de l’Union Européenne. Il y est reproché à M. Ouattara d’enrichir son entourage dont sa famille.

Des cas existent : l’hôpital mère-enfant reçoit une subvention de près de 2 milliards de F CFA par an de l’État de Côte d’Ivoire, en plus d’une importante partie de son personnel constituée de fonctionnaires, quand le guichet unique du commerce extérieur de Côte d’Ivoire est géré par Webb Fontaine, entreprise de Loïc Folloroux, fils de Dominique Ouattara. La libéralisation de l’audiovisuel n’échappe pas aux ravages du capitalisme de connivence, puisque deux des quatre chaînes de télévision octroyées appartiennent à des proches du président Ouattara : Life TV de Fabrice Sawegnon et NCI de Loïc Folloroux. Le même Loïc Folloroux se retrouve dans la filière des noix de cajou et dans la filière du cacao. N’est-ce pas un peu trop ça ?

Le capitalisme de Connivence est « réel » en Côte d’Ivoire sous le président Ouattara. À la vérité, la quête inlassable d’un troisième mandat et même plus ou d’une succession arrangée pourrait s’expliquer par la volonté de protéger les acquisitions par le biais du capitalisme de connivence. Ça pourrait donc être une question d’intérêts… familiaux. Ce n’est rien d’autre.

Par Donatien ROBÉ
La Côte d’Ivoire sociale

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