AFFAIRE UNE JEUNE FILLE MEURT AU CHU DE TREICHVILLE PAR MANQUE DE SOINS: ET SI LE MAL ÉTAIT PLUS PROFOND ?

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Selon les informations rapportées par le site police secours et reprises par sur les médias sociaux, une jeune fille serait morte au CHU de Treichville par manque de soins. Et depuis, l’indignation est à son paroxysme. Et comme d’habitude, le tribunal de Facebook a déjà siégé. En si peu de temps, il a jugé et condamné le personnel sanitaire. Sans lui trouver la moindre circonstance atténuante. Il est donc nécessaire de poser ce qui nous semble être le problème de fond.

Partageons ensemble mon expérience. Le 26 juin passé, l’un de mes proches tombe malade. Un enfant de deux ans. Arrivé au CHU de Yopougon, après examen, on nous dit qu’il doit être admis aux urgences. Mais problème, il n’y a que deux lits. Et les deux étaient déjà occupés. Il a fallu attendre plus de deux heures avant que l’enfant trouve enfin de la place pour recevoir les soins.

Imaginez s’il s’était agi d’un cas où le pronostic vital de la personne était engagé. Facilement, pour une histoire de lit, elle pouvait passer de vie à trépas. Il est peut-être utile de rappeler que la commune de Yopougon est la plus peuplée de Côte d’Ivoire avec 1. 071. 543 habitants selon le RGPH de 2014. Mais il n’y a que deux lits aux urgences de la pédiatrie. C’est ahurissant!

À l’analyse, le manque d’équipements est à la base de plusieurs situations désagréables. Il est temps de régler ce problème. Après il faut aussi voir le nombre d’agents de santé. Une fois que c’est fait, il va falloir demander aux médecins qui abandonnent le service public pour se consacrer à leur clinique de choisir entre la fonction publique ou le privé. On peut monter son business. Mais abandonner des vies pour ses « gombo » c’est malsain et même criminel.

La problématique ici est de savoir résoudre les problèmes en fonction des priorités. Nous engageons tellement de dépenses dans des choses qui peuvent attendre. Nous avons les moyens pour entretenir un sénat, une vice-présidence malgré l’existence de la primature. Nous avons également les moyens pour entretenir des institutions « décoratives » et gérer des ministères « intercalaires » mais il n’y a pas d’argent pour équiper les centres de santé en lits, scanners et autres. Quand on n’a pas assez de moyens, on commence par les besoins urgents.

Mais si les peuples sont plus intéressés par des palabres de pros au lieu de mener les débats de fond. Ils ne pourront que regarder les citoyens mourir en paix dans les hôpitaux sans soins. Chaque peuple doit assumer ses responsabilités.

Par Gnamien Attoubré Lipec

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